Toybloïd + No Money Kids

MELROSE présente…

samedi 13 mai 2017

21:30

Ouverture des portes à 21:00

Tarifs : de 6 à 12 €

Toybloid-par-Sylvain-Gripoix-1

Si vous connaissez Toybloid, vous connaissez peut-être aussi une partie de sa généalogie : la chanteuse Lou est la fille de Stéphane Sirkis d‟Indochine. « La situation est un peu ambiguë : j‟ai toujours baigné dans la musique par mon père, par mon oncle, mais je n‟ai jamais eu le déclic par eux », raconte l‟intéressée, forte personnalité et authentique rockeuse qu‟on verrait mal prendre des postures d‟égérie ou écumer les soirées mondaines comme le voudrait son statut de « fille de », d‟autant plus problématique que c‟est « orpheline de » qu‟il faudrait dire.
Depuis quelques années le groupe a fait ses classes, écumé la France en camionnette, travaillé au maximum, « à l’ancienne ». Capable de passer sur le pouce d‟une première partie au Stade de France à un petit concert sur le toit d‟un bus londonien, le trio avoue s‟éclater sur la route. Ce qui manquait ? L‟étape suivante, le studio, épreuve plutôt redoutée pour un groupe qui s‟est contenté jusqu‟ici de deux ep. Liam Watson leur a donné confiance, réarrangeant leurs chansons pour en tirer le maximum : « il y avait la curiosité de bosser en analogique, voir si ça correspondait vraiment à notre son. Et la réponse est oui. Liam et l‟analogique, c‟était parfait. » A une époque où il est si facile de s‟enregistrer dans sa chambre, c‟est aussi un retour aux racines. Avec ce disque sous haute tension et d‟une densité peu commune, Toybloid a parfaitement rendu justice à toutes ses inspirations. Et c‟est bien l‟avis de Liam, séduit par le résultat de son travail avec ceux qu‟il appelle « ses nouveaux Black Sabbath » au point de sortir maintenant l‟album en Angleterre sur son propre label LBW Records.

no-money-kids-

Pas d‟arrangements gadgets ni de concepts bling-bling, mais du rock qui cingle, les No Money Kids
le scandent dans leurs refrains : ils ne feront pas de manières. Shuffle blues, guitares rageuses et nappes
électro, décor lo-fi et esthétique vintage, les Kids taillent dans l‟os, de manière frontale, animale, et polissent
leurs pépites à la sueur. A chacun ses bijoux de famille : en 1963, lors d‟un gala donné en présence de
la reine Elizabeth, John Lennon provoquait l‟assistance : “Les premiers rangs, vous pouvez vous contenter
de secouer vos bijoux.” Avec No Money Kids, les rombières se seraient étranglées avec.

Les commentaires sont fermés